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Behind The Arras Film Festival : lycéen.ne.s de Bully-les-Mines

Pour le dernier épisode de la série Behind The Arras Film Festival, nous sommes allés à la rencontre des petites mains du festival qui réunit chaque année spectateurs.trices, acteurs.trices, réalisateurs.trices à Arras.

Portrait de lycéen.ne.s

Iels ont entre 16 & 19 ans, lycéen.ne.s à Bully-les-Mines, iels sont aux côtés des spectateurs.trices pendant toute la durée du festival. Iels ont accepté.e.s, entre deux séances, de répondre à nos questions.

Iels s’appellent Honorine, Sofia, Kilian ou encore Clara, ces lycéen.ne.s des classes de première & de terminale d’Accueil Relations Clients & Usagers (ARCU) s’exercent à leur futur métier lors du Arras Film Festival.

Accueil des spectateurs.trices, contrôle des billets ou encore des pass sanitaires, guide file, responsable du placement ou du comptage des spectateurs.trices, les lycéen.ne.s occupent les postes un à un durant le festival.

Laure Nicolle, leur professeure de lettres-histoire les accompagne quotidiennement, fière d’être à l’origine du partenariat créé en 2015 entre le lycée & le festival. Une organisation bien rodée est la recette de la réussite de cette collaboration, « on se complète très bien entre les élèves du lycée et les bénévoles adultes » souligne la professeure.

Monsieur le maire d’Arras, Frédéric LETURQUE, a rencontré les élèves de terminales.

Dans ce métier d’accueil, l’apparence est primordiale, les lycéen.ne.s le savent. Pour se préparer à ce festival, iels ont bénéficié d’intervention sur l’importance de la tenue & de la mise en beauté : « on a fait venir une esthéticienne pour leur expliquer comment se maquiller » explique Laure Nicolle. Le costard est aussi de mise, autant au festival qu’au lycée lors d’une journée où iels doivent venir apprêté.e.s.

Les recommandations des lycéen.ne.s

Entre deux tenue de postes, les lycéen.ne.s ont l’opportunité d’assister à des projections. Certain.e.s d’entre elleux repartiront ainsi dimanche avec des étoiles plein les yeux comme Honorine qui a eu la chance de prendre la pause avec Nadège Beausson-Diagne, récemment à l’affiche de Chère Léa, un film de Jérôme Bonnell que Farid, en classe de première aussi, a adoré.

Honorine a rencontré Nadège Beausson-Diagne au Arras Film Festival.

Les lycéennes de terminales Estelle, Clara & Sofia quant à elles, retiennent le film de Pascal Eboué, On est fait pour s’entendre qui sortira en salle le 17 novembre 2021.

Bande-annonce du film On est fait pour s’entendre de Pascal Eboué, sortie au cinéma le 17 novembre.

Loïs Hamard

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Behind The Arras Film Festival : Sébastien, projectionniste

Pour le deuxième épisode de la série Behind The Arras Film Festival, nous sommes allés à la rencontre des petites mains du festival qui réunit chaque année spectateurs.trices, acteurs.trices, réalisateurs.trices à Arras.

Portait d’un projectionniste

Sébastien Aubert est projectionniste au Arras Film Festival, il a accepté de répondre aux questions de Behind The Society.

Dans la vie de tous les jours, Sébastien Aubert est projectionniste dans une salle de cinéma municipale en Normandie. Il vient pour la première fois au AFF en remplacement d’un collègue. Ce n’est pas son premier festival, il a l’habitude d’en recevoir dans sa salle et de participer à quelques-uns comme celui de Gérardmer ou La Roche-sur-Yon.

Pour lui, le Festival du Film d’Arras est une bonne expérience, « les gens du Nord sont exceptionnels et ici on se sent vraiment au même niveau que les autres personnels, il n’y a pas de hiérarchie » ajoute-t-il.

Zoom sur le travail d’un projectionniste

Le travail de Sébastien n’est pas que de lancer des films, comme on pourrait le croire. Les projectionnistes doivent assurer une véritable surveillance tout au long de la projection. Il doit aussi régler les éventuels problèmes de matériel et gérer la logistique des films. Après une projection, les films doivent être rendus aux régisseurs. Il doit également gérer les stocks des serveurs dans chacune des salles, car ils n’ont pas une capacité de stockage infinie (et les fichiers contenant les films pèsent très lourd).

Vous ne le saviez sans doute pas, mais les fichiers numériques envoyés aux cinémas ne sont pas lisibles directement. Les distributeurs chiffrent les films afin d’éviter le piratage et la modification des images avant projection. Le DCP (Digital Cinema Package) qui contient tous les fichiers informatiques d’un film (les images, sons, sous-titres…), doit être décrypté à l’aide d’une KDM (Key Delivery Message), envoyée par le distributeur. Celle-ci permettra d’exploiter les fichiers dans une version précise, dans une salle précise et pour une durée précise. S’occuper des KDM est l’un des (nombreux) rôles du projectionniste.

À la question, quel est le film que vous avez préféré au festival, Sébastien nous répond qu’il n’en a pas vraiment : « à 99 % du temps, je ne vois que des passages ». Selon lui, le projectionniste est comme un « maître-nageur », il doit veiller à ce que tout se passe bien, mais ne prend jamais vraiment part à l’expérience. De plus, les cabines de projection n’offrent pas tout le temps une vue exceptionnelle sur l’écran et les systèmes de sonorisation ne sont parfois composés que d’une enceinte, histoire de voir (ou plutôt d’entendre) que tout fonctionne bien.

Malgré tout, il aimerait beaucoup visionner l’animé Belle, du réalisateur japonais Mamoru Hosoda, qui a également réalisé Les enfants loups en 2014. Le film raconte la vie de Suzu, adolescente timide, qui se transforme dans le monde virtuel en « U », une chanteuse avec plus de 5 milliards d’abonnés.

Bande-annonce du film Belle de Mamoru Hosoda, sortie au cinéma le 29 décembre 2021.

Evann Hislers

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Behind The Arras Film Festival : Auxane, bénévole

Pour le premier épisode de la série Behind The Arras Film Festival, nous sommes allés à la rencontre des petites mains du festival qui réunit chaque année spectateurs.trices, acteurs.trices, réalisateurs.trices à Arras.

Portrait d’une bénévole

Auxane Bruni a 23 ans, depuis 2 ans elle est bénévole au Arras Film Festival. Elle a accepté, entre deux séances, de répondre à nos questions.

Auxane habite à Arras depuis 5 ans, elle passait devant ce grand chapiteau sur la Grand-Place d’Arras sans se poser trop de questions. Et un jour, accompagnée d’amis, elle y est rentrée. C’est là que cette étudiante en arts du spectacle a commencé à donner de son temps pour l’organisation du festival. Depuis 2019, pendant une dizaine de jours, elle participe à l’accueil des spectateurs, au placement dans les salles, aux débats pendant les séances et à tout ce qui touche à l’organisation. Elle est un véritable « couteau suisse« , qui « court partout entre les deux cinémas », le Megarama et le Casino, qui projettent les films du festival.


Amatrice de cinéma depuis l’enfance, passion transmise par son père, elle voit le festival comme un bon moyen de visionner des films et d’avants-premières gratuitement. « En plus, ici on voit des films qu’on ne voit pas partout » ajout-elle. Le festival a d’ailleurs été principalement créé pour faire découvrir et mettre en valeur les divers talents cinématographiques européen.

Elle insiste aussi sur l’expérience humaine incroyable qu’est le festival tant au niveau des rencontres avec les spectateurs qu’avec les autres bénévoles. Pour elle qui se prédestine au métier de coiffeuse ou maquilleuse dans les spectacles vivants, le festival est aussi une opportunité de rencontrer des personnes proche de son secteur.

Que vous soyez disponible quelques heures par jour entre deux cours, une journée complète ou pendant toute la durée du festival, vous pouvez proposer votre aide ! Plus d’infos sur le site du festival.

À la question, quel est le film que vous avez préféré au festival, Auxane nous donne deux titres : le documentaire Animal de Cyril Dion et le film d’animation Où est Anne Frank ! de Ari Folman.

Ces deux films m’ont mis une claque.

Auxane Bruni, bénévole au AFF.

Le film de Cyril Dion était un électrochoc, encore plus que son premier film Demain. « Ce film remet en cause tout ce que l’on pense, et en même temps, il propose des solutions » ajoute-t-elle. Le film était suivi d’une rencontre avec Cyril Dion et l’un des participants au documentaire, le jeune Vipulan Puvaneswaran qui a particulièrement marqué Auxane : « il a une conscience écologique extraordinaire, c’est vraiment ce qui m’a le plus marqué » remarque-t-elle, « ce film me donne envie de faire plus de choses pour le climat« .

Bande-annonce du film Animal de Cyril Dion, sortie au cinéma le 1er décembre.

Le second film, Où est Anne Frank ! d’Ari Folman est une adaptation du Journal d’Anne Frank. Kitty, son amie imaginaire, à qui était dédié le journal, a pris vie dans l’Europe d’aujourd’hui. Kitty se lance donc à la recherche d’Anne accompagnée de son ami Peter qui vient en aide aux réfugiés. Elle se retrouve donc dans notre Europe d’aujourd’hui, et tentera de redonner au message d’Anne Frank sens, vie et espoir. Auxane a apprécié ce film, car il met en parallèle une situation historique et la situation migratoire d’aujourd’hui. Ces films pour elle sont puissant et révélateur de notre époque. Elle les conseille à toutes et à tous.

Bande-annonce du film Où est Anne Frank ! d’Ari Folman, sorti au cinéma le 9 juillet 2021.

Evann Hislers