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Phoque la pollution

Extinction Rebellion et Youth For Climate recouvrent Lille de pétrole

Malgré son passage à un nouveau logo arc-en-ciel, Total perd en popularité chaque jour. Plus de 200 organisation militante ont rejoint le Glasgow Agreement et agissent dans 54 pays, du 15 au 22 novembre 2021.

Gare au greenwashing : on nous prend totalement pour des cons

Avec son nouveau logo et son nouveau nom Total EnergieS, l’entreprise veux nous montrer qu’elle se diversifie et qu’elle n’investit plus seulement dans les énergies fossiles. Un exemple parfait de greenwashing.

Le green washing, ou en français l’éco blanchiment, consiste pour une entreprise à orienter ses actions marketing et sa communication vers un positionnement écologique. C’est le fait souvent, de grandes multinationales qui de par leurs activités polluent excessivement la nature et l’environnement. 

Selon greenwashing.fr

Cependant, le S de Energies semble superflu. En 2019, pour 1 baril d’énergie renouvelable, Total produit 447 barils d’énergie fossile. Et la multinationale n’est pas près d’arrêter. Entre 2026 et 2030, Total prévoit de réserver 80% des investissement à l’extraction de gaz et pétrole.

Pour savoir plus : https://glasgowagreement.net/en/collapse_total/

Une expérience sensorielle totale

Ce samedi, Extinction Rebellion Lille @xrlille, aidé par Youth For Climate Lille @youthforclimatelille, a décidé de s’attaquer à Total, en s’en prenant aux banques qui financent encore Total tout en connaissant sa passion pour les énergies fossiles.

Quelques chiffres : Le Crédit Agricole possède 9,7 milliards de dollars d’actifs dans la compagnie pétrolière. BNP Paribas et le Crédit Agricole ont investi respectivement 7,3 milliards et 6 milliards de dollars dans ses projets d’extraction.

Photo de la devanture du Crédit Agricole par Helene Decaestecker

Les quelques 60 militants divisés en groupe se sont donc répartis les différentes banques et ont traversé Lille de banque en banque, barbouillant les vitrines de faux pétrole et collant des affiches pour sensibiliser le public. Bien que le barbouillage et le collage ne dure que 5 minutes, certains passants s’arrêtent et posent des questions, preuve que l’action fonctionne.

Ils se sont ensuite tous rassemblé devant le Crédit Agricole rue de Béthune, pour le final. Ce dernier était sous forme d’une pièce de théâtre mettant en scène deux hommes d’affaires versant du pétrole sur deux jeunes femmes sans défense, et deux banquiers qui demandaient aux passants de venir les aider à investir dans les énergies fossiles. Très vite, une foule s’est rassemblée autour de la pièce et les lillois se sont intéressés au message.

Le final constituait une expérience sensorielle totale. Pour la vue et l’odeurs, les fumigènes noirs donnaient l’impression d’être dans un nuage de pollution. Pour l’ouïe, deux militants se chargeaient de scander les revendications du Glasgow Agreement, et lorsque l’un deux criaient « Extinction », le reste des rebelles répondait « Rébellion ». Enfin, pour le goût, il y avait cette amertume de voir des passants rire au visage des activistes.

Heureusement, d’autres passants s’arrêtent et s’intéressent à la cause. La mission d’Extinction Rebellion est donc accomplie : peut-être ont-ils convaincu plusieurs lillois de changer de banque, peut-être ont-ils recruté de nouveaux rebelles. En tout cas, leur message est passé.

Pour résumer l’action, j’utiliserai cette citation :

Nous devons faire s’effondrer Total pour éviter un effondrement total.

The Glasgow Agreement

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