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Behind The Arras Film Festival : Sébastien, projectionniste

Pour le deuxième épisode de la série Behind The Arras Film Festival, nous sommes allés à la rencontre des petites mains du festival qui réunit chaque année spectateurs.trices, acteurs.trices, réalisateurs.trices à Arras.

Portait d’un projectionniste

Sébastien Aubert est projectionniste au Arras Film Festival, il a accepté de répondre aux questions de Behind The Society.

Dans la vie de tous les jours, Sébastien Aubert est projectionniste dans une salle de cinéma municipale en Normandie. Il vient pour la première fois au AFF en remplacement d’un collègue. Ce n’est pas son premier festival, il a l’habitude d’en recevoir dans sa salle et de participer à quelques-uns comme celui de Gérardmer ou La Roche-sur-Yon.

Pour lui, le Festival du Film d’Arras est une bonne expérience, « les gens du Nord sont exceptionnels et ici on se sent vraiment au même niveau que les autres personnels, il n’y a pas de hiérarchie » ajoute-t-il.

Zoom sur le travail d’un projectionniste

Le travail de Sébastien n’est pas que de lancer des films, comme on pourrait le croire. Les projectionnistes doivent assurer une véritable surveillance tout au long de la projection. Il doit aussi régler les éventuels problèmes de matériel et gérer la logistique des films. Après une projection, les films doivent être rendus aux régisseurs. Il doit également gérer les stocks des serveurs dans chacune des salles, car ils n’ont pas une capacité de stockage infinie (et les fichiers contenant les films pèsent très lourd).

Vous ne le saviez sans doute pas, mais les fichiers numériques envoyés aux cinémas ne sont pas lisibles directement. Les distributeurs chiffrent les films afin d’éviter le piratage et la modification des images avant projection. Le DCP (Digital Cinema Package) qui contient tous les fichiers informatiques d’un film (les images, sons, sous-titres…), doit être décrypté à l’aide d’une KDM (Key Delivery Message), envoyée par le distributeur. Celle-ci permettra d’exploiter les fichiers dans une version précise, dans une salle précise et pour une durée précise. S’occuper des KDM est l’un des (nombreux) rôles du projectionniste.

À la question, quel est le film que vous avez préféré au festival, Sébastien nous répond qu’il n’en a pas vraiment : « à 99 % du temps, je ne vois que des passages ». Selon lui, le projectionniste est comme un « maître-nageur », il doit veiller à ce que tout se passe bien, mais ne prend jamais vraiment part à l’expérience. De plus, les cabines de projection n’offrent pas tout le temps une vue exceptionnelle sur l’écran et les systèmes de sonorisation ne sont parfois composés que d’une enceinte, histoire de voir (ou plutôt d’entendre) que tout fonctionne bien.

Malgré tout, il aimerait beaucoup visionner l’animé Belle, du réalisateur japonais Mamoru Hosoda, qui a également réalisé Les enfants loups en 2014. Le film raconte la vie de Suzu, adolescente timide, qui se transforme dans le monde virtuel en « U », une chanteuse avec plus de 5 milliards d’abonnés.

Bande-annonce du film Belle de Mamoru Hosoda, sortie au cinéma le 29 décembre 2021.

Evann Hislers

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